art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

26 septembre 2011

Sur le mur de mon salon :

Sur le mur de mon salon ...
salon
... il y a 9 branches de noisetier.
Dehors en dedans,
en dedans de moi.

19 septembre 2011

ÉPHÉMÈRE :

trasable


Je ne me résous pas à l’éphémère,

J’ai beau en parler et arborer fièrement ce statut d’artiste de l’éphémère, je ne l’assume pas au final. Je crée des œuvres éphémères qui se perdent et s’effacent, mais j’en garde trace. Des photos, et au-delà de cet acte, il y a ce blog dont la trace perdurera certainement plus que les images papier que je pourrais en tirer. À quoi bon clamer haut et fort que je fais de l’art éphémère si c’est pour contourner cet écueil par des moyens qui, mêmes s’ils sont évident n’en sont pas moins antinomiques avec l’esprit des œuvres. Autant faire mon coming-out artistique et assumer :
Non je n’aime pas l’éphémère. Il me fait peur. Peut-être apprivoiserais-je un jour l’idée de la finitude, mais à l’heure actuelle elle m’effraie trop.
Je ne fais que capter l’éphémère mais ce n’est que pour en montrer l’absurdité. Du moins c’est ce que j’en pense aujourd’hui. Je sais qu’il faut l’accepter mais rare sont ceux qui y parviennent.
Les vrais artistes qui assument cette notion d’éphémère de leur travaux, on ne les voit pas dans les galeries d’art ou sur Internet. Ils arrivent à vivre sans se montrer et en acceptant l’idée que leurs œuvres ne seront peut-être jamais vu que par eux-mêmes.
Et maintenant ?
C’est bien beau d’affirmer ça, mais qu’est ce que cela dit de mes travaux ?
Et bien que j’essaie d’exprimer et de montrer ma peur de l’éphémère par une tentative effrénée de laisser les traces les plus longues possible de ce que je fais, de ce que je suis. C’est la mélancolie qui s’exprime.

Ou la la que c’est triste tout ça !
Non, c’est joyeux au contraire !

C’est la capacité à s’émerveiller toujours plus et toujours plus longtemps avant que l’éphémère ne nous rattrape. L’envie d’en profiter et d’en faire profiter les autres au delà de ce que je suis.
Voilà, ça c’est dit, maintenant on continue dans la joie et la bonne humeur !

11 septembre 2011

du pont à ...autre chose...

le lien 7

suite du précédent article :

...J'étais au début d'une expérience. Je repris alors délicatement le pont dans mes mains. Pas de mouvements brusques car les feuilles (je ne sais pas s'il s'agit de feuilles ou de fleurs en fait) pourraient se détacher en un instant.
Mes chaussures font "spouache ! spouache !", trempée qu'elles sont de mes pérégrinations sur les sables humides. Je n'aime pas trop cela à vrai dire. Je pose un instant ma structure en la plantant dans le sable histoire de me dégager un peu les pieds qui se sont enlisés. Rien de grave mais que voulez vous, le citadin est un peu chochotte. 
Le "spouache !" se transforme alors en une sorte de "broutch !" et à peine mon nez se relève-t-il que mes yeux sont attirés par une étrange brillance.

C'est bien ça! Ma petite structure ainsi plantée dans le sable est devenue vitrail. Capteur de lumière ou attrape lumière! Les idées se bouscules dans mon esprit. Et cette lumière d'avoir quelque chose de ce mystère que nous ne perceront jamais de la beauté du monde. D'artiste amateur land art qui se cherche, je viens de passer en quelques secondes à ... autre chose... En fait, c'est une des rares fois où l'une de mes petites créations de bric et de broc réussit à m'émouvoir. Je créait pour les autres, celle-ci était pour moi, et la lumière aussi.


"En travaillant le vitrail, tu travailles la lumière, tu l'offres aux autres. Et cette trace d'infini nous rappelle que l'émerveillement est toujours possible."
maxime gravée dans la cathédrale saint Sylva de Macabane par un vitrailliste anonyme du XII ème siècle
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Cet article est dédié à Richard Shilling pour la grande amitié artistique dont il me fait l'honneur.
This is dedicated to Richard Shilling for his artistic friendship.

5 septembre 2011

pont lunaire :

le pont du pape 1
le pont du pape 2
le pont du pape 3

Deux tiges de graminée patiemment décortiquées et préparées, des "écus" lunaires eux aussi soigneusement récoltés, nettoyés et triés. Et nous voilà parti sur la plage pour une promenade matinale où l'on ne croise que quelques plaisanciers venu mettre leur embarcation à l'eau et les mouettes bien entendu. Les vacanciers dorment encore. Le silence. Ou du moins le silence humain. La mer est basse et c'est des hectares de sable humide qui s'offrent à mes jeux artistiques. Un cairn? C'est de circonstance et ça rendra bien. C'est pas tous les jours qu'on est en bord de mer.... Oui, mais... on verra ça un autre jour. J'ai cette monnaie dans ma besace et la lumière du matin la fait scintiller comme autant d'étoiles échouées sur le sable. Et puis il y a cette eau que la marée à oubliée et qui tente désespérément de rejoindre la mer. 
"Mais pourquoi m'as tu laissée là, mère?"
Tu n'es plus seule petite eau, je vais te faire un pont. Et tu vas le faire exister tout comme lui, va te donner sens.
J'ai alors vu les écus s'animer avec l'eau et la lumière. Simplement humidifiés, ils faisaient corps avec les brindilles. Aussi solide qu'avec de la colle. Mais il y avait autre chose à faire. J'étais au début d'une expérience. Je repris alors délicatement le pont dans mes mains...

1 septembre 2011

A la recherche de la lumière 3:

aiguilles

Il a toujours été là. Depuis le début il était sous mes yeux. Une aiguille enlevée, puis deux, puis trois... l'évidence même.

à la recherche de la lumière 2 :

aiguilles de pin sur fond blanc : cherchez le cercle

aiguilles

Je me suis tout d’abord demander ce que j’aurais bien pu rédiger comme texte intéressant pour illustrer ces compositions.
Poésie, grandes tirades moralistes, phrase cryptée avec sens caché…
Les textes ce n’est pas mon fort.
Puis ma femme est passée et m’a soufflée à l’oreille : « On dirait un dessous de plat ton truc… » Qu'est ce que j'y peux moi si les fabricants de dessous de plat ont bon goût?





Je n'ai bien entendu pas cherché à faire un dessous de plat. c'est la lumière qui m'obsède, pas la préservation des dessus de table. Cette lumière que me baignait tellement, que j'en avait oublié la beauté. Je me suis alors mis à l'ombre. J'ai plissé les yeux pour essayer de la voir. Peut-on voire la lumière autrement qu'en regardant ce qu'elle illumine, ce qu'elle nous donne à voir?



on a tous plus ou moins repris le travail, alors bonne rentrée à tous et courages à nos petitous pour qui elle approche.