
Je ne me résous pas à l’éphémère,
J’ai beau en parler et arborer fièrement ce statut d’artiste de l’éphémère, je ne l’assume pas au final. Je crée des œuvres éphémères qui se perdent et s’effacent, mais j’en garde trace. Des photos, et au-delà de cet acte, il y a ce blog dont la trace perdurera certainement plus que les images papier que je pourrais en tirer. À quoi bon clamer haut et fort que je fais de l’art éphémère si c’est pour contourner cet écueil par des moyens qui, mêmes s’ils sont évident n’en sont pas moins antinomiques avec l’esprit des œuvres. Autant faire mon coming-out artistique et assumer :
Non je n’aime pas l’éphémère. Il me fait peur. Peut-être apprivoiserais-je un jour l’idée de la finitude, mais à l’heure actuelle elle m’effraie trop.
Je ne fais que capter l’éphémère mais ce n’est que pour en montrer l’absurdité. Du moins c’est ce que j’en pense aujourd’hui. Je sais qu’il faut l’accepter mais rare sont ceux qui y parviennent.
Les vrais artistes qui assument cette notion d’éphémère de leur travaux, on ne les voit pas dans les galeries d’art ou sur Internet. Ils arrivent à vivre sans se montrer et en acceptant l’idée que leurs œuvres ne seront peut-être jamais vu que par eux-mêmes.
Et maintenant ?
C’est bien beau d’affirmer ça, mais qu’est ce que cela dit de mes travaux ?
Et bien que j’essaie d’exprimer et de montrer ma peur de l’éphémère par une tentative effrénée de laisser les traces les plus longues possible de ce que je fais, de ce que je suis. C’est la mélancolie qui s’exprime.
Ou la la que c’est triste tout ça !
Non, c’est joyeux au contraire !
C’est la capacité à s’émerveiller toujours plus et toujours plus longtemps avant que l’éphémère ne nous rattrape. L’envie d’en profiter et d’en faire profiter les autres au delà de ce que je suis.
Voilà, ça c’est dit, maintenant on continue dans la joie et la bonne humeur !