art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

5 octobre 2011

Mise au point : III

Dans son cercueil de vert
 l'été s'en est allé
Peut-être un prince viendra-t-il le réveiller...

14 Comments:

David Bertizzolo said...

Finalement, la mise au point ne sert pas à grand chose. Dans son cercueil de vert ou de verre était enfermée la belle au bois dormant.

David

flo said...

considérons l'été comme le soldat et tout à coup la poésie de Rimbaud résonne autrement...
nous attendrons le baiser du printemps!

emmanuel said...

"Finalement, la mise au point ne sert pas à grand chose."
j'aurais du laissé flou à ton avis? je ne comprends pas bien ta remarques.
J'aime cette idée de la promenade dans les bois, du flou que cela procure quand on se trouve face à ces centaines de troncs et que le regard n'arrive pas à se fixer sur un point précis. Et d'un coup, on aperçoit une masse floue derrière les troncs. On s'approche et dans la pénombre du sous bois, on fini par distinguer la forme.

David Bertizzolo said...

Ici, le flou est dût à l'optique de l'appareil photo et non à ton œil. Sauf si tu as des problèmes et dans ce cas, la progression pourrait être permise mais il faudrait que cela se refasse avec cette contrainte et en donnant la motivation de ton choix. En générale, l’adaptation de l’œil à l'environnement est bien plus rapide que l'APN.

Il faut que tu nous explique le pour quoi de cette mise au point. Dans certain cas, il n'est pas besoin d'expliquer la démarche. Mais dans celui-là, je crois que si.

David

flo said...

peut-être que Manu a voulu suggerer le travail de l'esprit en quête d'une inspiration,d'un lieu,d'une surface...un déclencheur de création qui organise à lui seul tous les éléments visuels, sensitifs et intellectuels absorbés et bouillonnant dans la tête durant la balade...l'acte de créer avec ses mains ou avec son appareil préfigure la mise au point!

David Bertizzolo said...

Il faut ta sagesse Flo pour bien analyser ce concept. Effectivement, comme cela c'est cohérent. Finalement, j'en suis au point, de ne plus me poser ces questions, c'est un automatisme qu'il est peut être bon de décortiquer comme ceci.

DAvid

flo said...

Si toutefois j'ai vu juste,j'ai une petite critique à ajouter sure le principe et son execution...qui revient à justifier ta remarque David "finalement la mise au point ne sert pas à grand chose"

Il semblerait en fait qu'il y ait deux idées en une quetu n'as à mon sens pas su harmoniser et qui provoque cette remarque!

Pour moi il n'existe pas de rapport entre la métaphore sur le glissement de l'été à l'automne et ton histoire de mise au point. Et c'est bien qui crée la confusion.

Ca n'apporte rien à ton histoire l'idée du flou et de la mise au point.
C'est en paralèlle et donc ne croise jamais le sujet.
Il aurait fallu, pour bien faireque ton histoire de l'enterrement de l'été rejoigne celle de la mise au point et ce n'est pas le cas...

Franck said...

Je trouve ton dernier commentaire particulièrement pertinent, Flo, c'est tout à fait ce que je ressens.

Si l'été attend un Prince... il manque un arc-en-ciel ;-)))) (humour alambiqué)

Concernant la mise au point et le rapport avec la perception in situ, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, et je me suis souvent cassé les dents dessus.
J'ai en effet tout un tas d'images prises dans les bois, de sujets qui sur place étaient parfaitement distincts et qui ne se distinguent plus du fond sur la photo, faute d'un vrai travail de mise au point et de profondeur de champ.
Je trouve que tu mets le doigt sur un sujet intéressant, mais que tu ne fais que l'évoquer.

Ceci étant, à la différence de moi en ce moment, tu présentes des trucs... continue d'avancer...

emmanuel said...

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu autant de commentaires aussi poussés sur un de mes articles. Et une fois n'est pas coutume, je n'ai pas réussis à y faire honneur. Je suis passé complètement à côté et j'avoue ne pas avoir fait beaucoup d'effort pour me concentrer et essayer d'y répondre. Si cela en a offensé certain je m'en excuse. J'ai été maladroit je le reconnait. Je vous remercie tous de l'intérêt que vous portez à ce que je fais mais je ne peux pas promettre d'être toujours à 100%.
J'imagine que tous autant que nous sommes Nous avons nos petites faiblesses...

emmanuel said...

de bon matin et frais je vais reprendre le file de la discussion de façon un peu plus constructive :
- en fait je me suis laissé dépasser par cette discussion car le coup de la mise au point était au départ un détail. J'ai voulu faire une sorte d'effet d'annonce qui était comme une métaphore de l'impression que j'ai quand je marche en sous bois. je ne sais pas si cela le fait aussi pour vous, mais pour moi, quand j'avance dans une forêt, l'amas de troncs est si dense que je regarde en général plus mes pieds que l vue en face de moi. ça me fait en quelque sorte mal aux yeux (un peu comme une chemise très rayée verticalement). De ce fait, quand un détail attire mon attention, il faut que mes yeux fassent un effort d'adaptation.
J'ai loupé mon coup ici, car comme l'a justement dit Flo, quand on tombe sur les articles après coup et bien la mise au point est inversée du fait de l'ordre de lecture des articles. Et pour le coup, David voyait juste dans le fait que "cela ne sert du coup à rien".
Vient ensuite cette métaphore sur le passage des saisons qui est très pertinent et auquel je n'avais pas pensé. je suis donc passé à côté de quelque chose qui aurait pu être très intéressant : à savoir avoir une forme pour cet article sur le blog qui soit en adéquation avec l'idée que je voulais faire passer sur le passage des saisons. je m'en mord d'autant plus les doigts que c'est ce genre de chose qui me passionne dans le fait de faire passer mes idées via un blog.
A cogiter pour la prochaine fois.

David Bertizzolo said...

Tu parles de sous-bois alors qu'on a l'impression d'être dans une clairière ou dans un amas d’arbuste. C'est cela aussi qui est déroutant. Pour moi, une forêt c'est effectivement un amas de tronc verticaux qui bloquent la vision lointaine, c'est un lieu sombre d'où se faufilent quelques puits de lumières.

D'ailleurs, quand je marche en forêt, je ne regarde jamais mes pieds mais plus ce qu'il y a en face de moi. Ce qui m'a valu récemment une belle chute en me prenant les pieds dans une clôture de fil de fer barbelé. (Grrrr! Agriculteur!!! P...! )
Je n'ai rien contre ce corps de métier, mais la cohabitation est parfois difficile, la preuve. Non, mais quelle idée de laisser ce type obstacle sur le sol forestier.
Enfin, c'est l'expérience qui rentre.

Il faudrait que tu penses avant tout comment le lecteur va appréhender ce que tu lui proposes.

David

emmanuel said...

on est effectivement dans une clairière mais avant la clairière il y a... le sous bois. Donc j'avance dans le sous bois, et je vois cette lumière. Bref, je brode et je m'égare. Je suis sans cesse tirailler entre le "comment va interpréter le lecteur" et le "je fais ce que je ressens sans me laisser diriger par la façon dont on va lire ce que je fais". l'équilibre est compliqué. mais dans ce cas précis il aurait mérité effectivement d'être plus abouti.

P.S. Pas agriculteur : éleveur :))

Jimidi said...

Ah ! Le bois dormant dans son cercueil de vert, voilà une idée très poétique !

emmanuel said...

le bois dormant : elle est extra cette idée!
Mais c'est vous qui me la donnée!
merci