" Aujourd’hui je réalise mon rêve, je peints. "
L’artiste qui parle ainsi est haut en stature, tant physiquement que de part sa notoriété.
Après avoir consacré une grande partie de sa carrière à réaliser des installations dans la nature, Nils Udo s’est remis depuis quelques années à la peinture.
"Mon travail reste le même, il tourne autour de la nature, il se nourrit d’elle et tente d’emmener ceux qui observent mes travaux vers elle."
Quand on lui parle des photos de ses créations artistiques dans la nature, il nous parle de ses tableaux. Non pas qu’il soit agacé, mais juste que son être tout entier est aujourd’hui habiter par la peinture. Comment lui parler alors de la grande admiration que j’ai pour lui et pour ses travaux photographique ?
En parlant de peinture pardi !
" En somme, vous peignez aujourd’hui avec un pinceau, des pigments et une toile quand vous peigniez auparavant avec des éléments naturels sur une pellicule. "
" Voilà, c’est ça ! "
J’ai trouvé le bon moyen de lier ces deux facettes de son œuvre et d’amener Nils Udo à me parler plus précisément de ses toiles. Tantôt paysages imaginés, tantôt paysage réels, tantôt paysage issu de souvenir de ses anciennes installations, l’homme peint. Dans son atelier toujours, mais dans la nature. Cette nature est en lui et lui, ne voit aucune incohérence à avoir passé une partie de sa vie en extérieur et à rester aujourd’hui le plus clair de son temps enfermé dans son atelier.
La cohérence en tout cela ? La nature !
Et juste, d’écouter son instinct, ses envies, son amour pour la nature.
Et juste, de faire fi de ceux qui tentent de trouver une logique formelle dans tout cela.
Une belle leçon et une exposition magnifique qui la met en perspective et qui nous est aujourd’hui proposée par la galerie Gastaud à Clermont-ferrand.
Voilà ce que m’aura appris Nils Udo ,
Voilà ce que je vais tenter ici de vous faire partager.
Et si je devais ne garder qu’un souvenir de ce moment, ce serait cette toile « sans titre » (car juste à vivre et non à nommer) que je pris tout d’abord, de loin, pour une photographie et dans laquelle je me noyais au fur et à mesure que je m’en approchais.











