art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

4 octobre 2010

Les danseuses :

danseuse
Fleurs jaunes le long d'une ombre sur tronc d'arbre.

17 Comments:

Gregory Lopez said...

mais c'est flou!
(pardon c'est lundi matin)

emmanuel said...

tout le questionnement est là?
Comment justifier de l'utilisation de la photographie en montrant ce que même moi je ne vois pas sur place. Comme une peinture, une interprétation de ce que j'ai vu. Une interprétation de ma création. Mise en abîme...

Franck said...

... ça aussi c'est flou ;oD

emmanuel said...

u contraire : tu parlais l'autre jour encore de justifier l'utilisation de la photographie. Moi aussi je me pose ce genre de questions. l'idée est ici de présenter un travail photographique qui n'est pas perceptible même si une personne se rend sur place. Moi-même je n'ai pas réellement perçu ce rendu avant d'avoir les images sur mon écran d'ordinateur. Dans ce cas là la présentation sur ce blog ou même en expo se justifie plus que d'habitude je pense. Ok quand on fait une photo on choisi aussi un point de vue, un cadrage, etc... Et cela rend la photographie différente avec une vision que peut-être les autres n'auront pas en se rendant sur place. J'ai voulu pousser cette idée un peu plus loin. Et ceci mis à part, j'aime beaucoup ce triptyque. je veux dire sans aucune considération théorique, ce travail sur les flous me donne l'impression de peindre. Je l'ai réalisé cet été avant d'avoir connaissance de l'expo de Udo et donc de lui avoir parlé. Et je trouve que de le publier maintenant donne un certain écho à ses propos. certains trouverons que ça fait mal aux yeux. j'aime à penser que Monet faisait mal aux yeux au début et qu'au fur et à mesure que notre regard s'est habitué à sa vision du monde, tout est devenu plus net...

emmanuel said...

A noter que j'ai fais la compo en suivant les lignes d'une ombre au hasard et qu'une fois devant mon écran d'ordinateur, les danseuses (orientales pour moi) sont apparues comme une évidence. Figuratif mais non recherché.

shaton said...

Euh... je crois comprendre en partie mais mon esprit reste flou...

emmanuel said...

ne cherchez pas à comprendre, dites moi juste si cela vous plaît, vous dérange, vous perturbe, vous donne la nausée, vous fait rêver... rien de plus.

flo said...

bizarrement,autant ton raté des tiges d'arbousier se "transformait" en une oeuvre à part entière...autant ce flou là reste un flou...et on attend d'y voir plus clair...
Mais prend cet avis comme je prends le mot de vérification d'aujourd'hui "rence" qui est la suite de "flo" qui personnellement me suffit... :-)

shaton said...

Excuse-moi, j'ai réagi à tes explications plus qu'à l'œuvre, puisque tu as voulu expliquer à Franck...
Concernant ma réaction à l'œuvre proposée, j'aie exactement la même réaction que flo, à la différence que mon mot de vérification est très loin de "bastien"...
Bien à toi,
sébastien

emmanuel said...

Une idée qui ne semble pas séduire donc. Je me disais bien que le flou perturberais. Je dois être le seul à percevoir ces formes. Ces danseurs.
J'aime ce triptyque dans ce qu'il a de perturbant ou du moins, sa capacité à donner mal au crâne. Je persiste et signe.
Je ferais d'autres essais dans le genre.

shaton said...

En les regardant un peu plus attentivement (serait-ce un effet de l'heure ou d'autre chose ?), j'admets effectivement que j'y vois des danseurs (et pas des danseuses) et qu'une vision prolongée me fait mal à la tête.
J'irai même jusqu'à dire que l'intérêt que tu leur portes est justifié.
J'avoue que ma première réaction était lapidaire mais c'est le propre des gens qui écrivent avant de réfléchir ;))

Franck said...

T'es une éponge Manu!
Je sais de quoi je cause parce que je suis comme toi, j'absorbe tout ce qui passe et le remets à ma sauce... et en ce qui me concerne ce n'est pas toujours très heureux.

Il y a sûrement des tas de choses intéressantes à creuser sur cette voie, mais ce qui vaut mon commentaire précédent, c'est que cela ne me semble pas encore mûr.
C'est en même temps très formel et très intello (ce n'est pas péjoratif de ma part), et surtout un peu contradictoire et fourre-tout.
- Je ne me souviens pas d'avoir parlé de "justifier l'utilisation de la photographie", mon propos est plus de battre en brèche l'hégémonie de la représentation photographique instantanée et perspective que l'on a communément tendance à prendre pour la "réalité".
- Lorsque tu avais mis une branche en suspension au dessus de la rivière (http://nature-art.blogspot.com/2010/07/sans-titre.html), j'avais noté l'intérêt du fait que le procédé photographique permettait de rendre le concept de l'installation d'une façon qui n'était pas perceptible sur le site.
- Je n'ai pas commenté le rendu "impressionniste" des branches d'arbousier...
- Lorsque tu dis que tu peins, en faisant référence à Udo, j'ai du mal à suivre. Est-ce que tu peins en faisant volontairement des prises de vue floues, ou est-ce en visionnant tes images et en trouvant des similitudes entre tes images floues et des toiles impressionnistes. Une toile impressionniste ou de Udo, est quelque chose d'élaboré alors que tes images tiennent plutôt du hasard et de la sélection après coup.
- Composer avec le hasard est aussi intéressant, car c'est alors le processus et l'impulsion de départ qui entrent au coeur de l'oeuvre...

Ce que j'observe cependant, c'est que visiblement tout ceci touche de façon aiguë ta sensibilité et que tu as certainement raison de t'y fier.
Cela me rappelle tes contrastes de cette hiver entre feuilles vertes et neige, et la série explosion.
Tu as du bosser un moment avant d'arriver à un équilibre vraiment convaincant.
Là aussi, pourtant, j'étais dubitatif au début...
Ce qui me semble en tout cas tout à fait évident, c'est que cette thématique autour de la peinture, ou pour le moins autour de l'analogie avec la peinture est centrale dans ton travail.

Pour finir, et apparemment c'est surtout cela que tu attends de nous, saches que je ne suis pas insensible aux qualités graphiques de ces images et à l'évocation bienvenue des danseuses orientales.

emmanuel said...

C'est ce que j'aime là dedans : ça fait mal au crâne mais on en tire quelque chose.

Gregory Lopez said...

flûte j'avais fait un commentaire un peu plus "intelligent" que le premier, et il n'est pas passé...
pour résumer: le flou, oui, mais un peu moins, là c'est un peu brutal.
-non pour le rendu couleur et exposition différent entre les 3 vues: ça casse l'effet. (les 2 à droites sont surexposées) et de teintes plus froide que la première qui, selon moi, a le bon rendu.
-en conclusion: recherche à poursuivre, persister, mais comme mes camarades, c'est pas assez mur.
Et ce qui prouve que pour moi, la photographie et sa maitrise dans le détail est indissociable de ton travail.

David Bertizzolo said...

Spécial lors de ma première visite et plus subtile lors de ma dernière.
J'attends de voir la suite, c'est le premier pas et qui sait, peut-être un long cheminement. Je te souhaite que celle-ci te pousse à continuer dans ce sens, seul le parcours nous dira si tu as fais le bon choix.

David.

emmanuel said...

un choix permis plein de pistes que j'explore en ce moment. Comme toi je ne sais pas si cela va aboutir ou non. Nous verrons bien.
merci pour l'encouragement.
Pour ce qui est de la perception qui a évoluée entre ta première et ta dernière visite : cela a-t-il été influencé par la lecture des commentaires ou bien juste par ta vision des photos sans autre influence?

David Bertizzolo said...

J'ai vu les photos en petit format sur ton album FlickR. En plus petit, on voit plus facilement les danseuses qu'en grand. Maintenant, je les vois tout le temps, enfin danseur, danseuse ou gymnaste, etc...

Par contre, le jaune devrait servir à souligner le geste, plus qu'à entourer la forme ombragée. Il y a certainement pleins de choses à expérimenter dans tout ça.

David