art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

18 octobre 2010

Dans quelle direction aller?

J'ai commencé par vouloir montrer une direction. Puis, voyant qu'en fait j'indiquais trois directions à la fois, j'ai renforcé l'une des trois. Mais ais je bien fait? Laisser le doute aurait-il été plus intéressant? Ce panneau de direction temporaire se situais juste sur la berge du torrent dans lequel attendais patiemment une création qui ne demandais qu'à être découverte. Mais en laissant planer le doute sur sa situation peut-être la découverte en aurait elle été plus ludique. Quoiqu'il en soit cela a fonctionné puisque, perché du haut des gorges j'ai pu voir quelques promeneurs s'arrêter quelques instants à cet endroit et se ensuite pencher vers l'eau en direction de l'œuvre.
direction
totem
totem

19 Comments:

flo said...

je lis un peu ta démarche dans ce texte...en voulant montrer une direction, tu t'aperçois que tu en mets pour toi-même et pour les autres,d'autres en évidence...quant aux doutes, ne s'agit-il pas des tiens,car pour les autres on parlera de liberté de choix...il semble malgré tout,au regard des photos qui suivent, que tu aies fait un choix! :-)

Franck said...

Après le tri... le sécateur ;-D

bruno said...

En fait, le land art ce pourrait être ça. Inviter le regard des spectateurs à voir dans une certaine direction ou leur proposer de regarder autrement ce qui les entoure. En cela, ces compositions interpellent et provoquent ; c'est une idée intéressante ... Je rebondirai prochainement sur cette invite à coups de feuilles mortes, fô juste qu'elles tombent ce qui ne saurait tarder

David Bertizzolo said...

Finalement, le rangement que tu nous as montré au préalable ne servait pas à grand chose puisque que tu as sectionné les brindilles.

Et de loin, ça donne quoi?

David

emmanuel said...

Ce sera plus explicite dans la présentation globale que je suis en train de préparer mais en fait le tri par couleur et par taille m'a servi à créer la structure dans le torrent. Ces deux petites structures ont été un peu compliquées à mettre en oeuvre et le fait d'avoir sous les yeux de façon simple les éléments dont je disposais m'a permis d'être plus efficace. J'ai ensuite créé le totem avec ce qui restait d'inutilisé.
Sinon de loin... tu parles du totem?
Ok je vais poster une vue de loin.

Géco said...

Dans le brouillard, c'est bon de trouver un signe qui indique la direction à prendre....
J'aime beaucoup cette compo..

emmanuel said...

David : je viens juste de tilter sur l'ironie de ta phrase : "Et de loin, ça donne quoi?".
Quand bien même, je vous montre ce que cela donne de loin.

David Bertizzolo said...

Il n'y a pas d'ironie dans ma question, tu parles des promeneurs qui auraient pu voir ta réalisation de loin, ça peut aussi être sympa de voir ce qu'ils ont vu sans pour autant aller faire 400 kilomètres pour venir le voir.

David

emmanuel said...

autant pour moi, je pensais que tu faisais référence à mon com ici :
http://les-galets-de-nonza.blogspot.com/2010/10/vieille-peau.html

Sinon et bien dans la photo du bas on peu voir que ces couleur vives et naturelles attirent le regard de loin, ce qui est très intéressant et vu que les prochaines coupes de cornouillé sont dans quelques semaines je vais refaire mon stock je pense.

Franck said...

Tu as le chic, Manu pour placer "innocemment" dans tes com des trucs qui me font réagir. Je pense que tu l'as fait exprès ce coup-ci vu que nous avons déjà abordé cela dans un de tes articles précédents ;-))

"(...) ces couleur vives et naturelles"...
Je trouve personnellement ces couleurs vives artificielles dans cet environnement auquel elles sont totalement étrangères.
C'est pour moi exactement la même chose que si tu avais utilisé un pot de peinture bio à base de liants et de pigments naturels.
C'est encore renforcé ici par la coupe nette et précise des branches.
Cela ne me choque absolument pas en soi... j'ai moi même sous la main un sécateur, une truelle, un cordeau, une règle en alu, un couteau que j'utilise à l'occasion suivant les circonstances, et j'aime bien aussi créer des contrastes en transplantants des éléments "naturels" d'un milieu dans un autre.
Je t'invites à repenser à cela quand tu referas ton stock "au dépôt de matériaux", car il me semble qu'assumer le fait que ce que tu réalises là, ce sont des créations à partir de matériaux manufacturés, d'origine naturelle, biodégradables... qui contrastent avec le milieu dans lequel ils sont mis en oeuvre par leur aspect artificiel et la régularité de la géométrie selon laquelle ils sont agencés, ne pourrait que te libérer et te permettre d'aller plus loin dans tes réflexions sur le balisage, le parcours, le graphisme... et les naturoglyphes dont le blog semble mort-né :-(

emmanuel said...

Des produits manufacturés... Je ne voyais pas cela comme ça. Disons que d'aller ramasser des branches qu'un jardinier aura couper lors de la taille annuelle des arbustes ne me semblais pas relever de la manufacture ou de l'artisanat. mais je vois ce que tu veux dire. même si je ne procède pas de la sorte à chaque fois, je reconnais néanmoins avoir parfois cette démarche, comme avec le blé par exemple. Disons que si la forme change, le fond reste le même et mes recherches vont vers ce que tu décrits en fin de commentaire. Par contre pour ce qui est du blog d'E-Henry David, il faudra voir directement avec lui s'il est mort né. mais force est de constater que tu semble avoir raison. il faudrait que j'aille frapper à sa cabane pour voir ce qu'il y mijote...
Question : quand Goldsworthy fait venir des pierres d'Ecosse pour faire ses réalisations, cela n'est pas visible mais est ce plus ou moins "manufacturé" que de mettre des feuilles de coquelicots sur une pierre en pleine forêt? En quoi, en décrivant à chaque fois ma façon de procéder, est ce que je ne semble pas assumer ce que je fais?
Alors attention : message perso à David. Cette allusion à ses création n'est pas une attaque mais au contraire la reconnaissance de la qualité de ton travail.

David Bertizzolo said...

Non mais il faut pas toujours me prendre pour l'aigri de service qui saute sur toutes les occasions pour vous envoyer balader.

Je ferais tout de même une remarque, ce ne sont pas des feuilles mais des pétales de coquelicots que j'ai utilisé.

Pyrocta

emmanuel said...

je sais que t'es pas aigri, mais mieux vaut prévenir que guérir pas vrai? Surtout que j'aime particulièrement cette pierre rouge dans le sous bois.
Effectivement, ce sont des pétales. J'ai tapé trop vite.

Franck said...

Le terme manufacturé faisait plutôt référence au caractère calibré, rigoureux et précis lié au recours à l'outil (sécateur ou couteaux) dans ta propre main... Manu-facturé ;-)
Tu pourrais préparer la figure chez toi et l'installer in situ qu'il n'y aurait pas de grosse différence.
Mais encore une fois, ne prend pas cela pour une critique de ma part, mais plutôt comme une incitation à aller plus loin.
Je reconnais que les connotations associées au terme "assumer" que j'ai employé sont mal venues... il n'y a aucun jugement moral sous-entendu dans mon propos.
Ou peut-être bien que si, car je ressens comme une forme de justification de ta part le fait que tu insistes à chaque fois sur le caractère naturel du cornouiller.
Selon moi cette justification peut être nécessaire d'un point de vue écologique, mais elle ne me semble pas importante d'un point de vue artistique dans ce que tu nous montres.
Tu dis que ces branches viennent du fond du jardin de tes parents, mais cela n'apporte rien de plus à l'histoire que si tu les avais acheté chez le fleuriste ou dans un brico-déco.
Tu connais le travail de Goldsworthy aussi bien que moi, et tu sais bien toute l'importance et le sens qu'il donne à la provenance des pierres qu'il utilise... d'autant plus quand elle ne proviennent pas du site même ou se situe l'installation.
L'importance qu'il donne au travail d'extraction de la pierre dans les carrières.
Les cheveux qui arment l'argile du mur du musée Gassendi proviennent de chez le coiffeur de son village...
Personnellement, c'est cette profondeur qui me touche dans le travail de AG et je ne pense pas que ce soit pure lubie d'intello onaniste ;-))
En décrivant ta façon de procéder tu assumes effectivement parfaitement ce que tu fais, mais la façon dont tu le fais là, te détournes de la vraie nature du processus qui a mon sens pourrait t'en apprendre pas mal sur ta propre démarche.
Peut-être est-ce pour aller plus loin dans une autre direction? C'est ce que nous verrons...

emmanuel said...

je dois avouer qu'une fois encore tes propos sont pertinents et me poussent dans mes derniers retranchements. Mieux encore, ils me poussent à être plus pertinent moi même dans ce que je vous propose. Je saisis tout à fait ce que tu essais de me dire et je dois avouer que oui, tu vois clair dans mon jeux. Je vais donc essayer de me creuser un peu plus le ciboulot de façon à vous en donner pour votre argent ;-))

Franck said...

Poses un peu ta croix Manu... tu n'as rien à avouer ;-)
ton vocabulaire trahit un sentiment de responsabilité écrasant...
Bon je te laisse tranquille ;-))

David Bertizzolo said...

Je connais le cornouiller à l'écorce rouge mais celui à l'écorce jaune. Je me demandais si ce dernier n'était pas pelé? Ceci est juste pour éclairer ma lanterne. Merci d'avance.

David

David Bertizzolo said...

Oups, tu auras compris, que je n'ai jamais vu de cornouiller à écorce jaune. ;-))

David "flikers"

emmanuel said...

et bien non comme tu as du le vérifier sur gogole, il existe bien en deux teinte : rouge et jaune. Le jaune métallisé est un peu plus cher mais c'est la classe quand même ;-))