art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

11 octobre 2010

Cornouiller : derniers coups de pinceaux

Pour finir d'utiliser ces branches de cornouiller j'ai réalisé deux petites toiles. L'une d'elle qui au départ n'en était pas une (comme c'était le cas pour "l'impromptu") et que je vous présente aujourd'hui. Et une autre que je vous présenterais la semaine prochaine. Ces deux travaux sont basique mais ils ont été réalisés pour servir de base à un article sur le site "land art en famille". La rédaction de cet article mettra donc en évidence une façon de faire et non un objet final.
Comme pour "l'impromptu" donc, il s'agissait de trier les branches de la plus petite à la plus grande et par couleur, puis de mettre tout cela en évidence de façon à, par la suite, pouvoir prendre les branches de façon aisée sans chercher des heures dans un tas anarchique. Trier est aussi une façon de se familiariser avec le matériaux. Cela prend du temps, mais au final, des idées peuvent venir en faisant ce travail et, si ce n'est pas le cas, vous y verrez de toute façon plus clair une fois ce travail effectué. Mettre de l'ordre est une manie typiquement humaine mais... pourquoi serait-ce un mal?

cornouiller

6 Comments:

Franck said...

Mettre de l'ordre n'est effectivement pas un mal... mais l'anarchie non plus ;-)
Ce n'est même pas antinomique: un "tas anarchique" n'est pas sans ordre.
J'ai conscience qu'avec ce commentaire je détourne l'objet de ton article, qui visiblement a pour but de prolonger la discussion sur le parallèle avec la peinture, et que mon propos peut être interprété comme un prêchi-prêcha politique déplacé.
N'empêche que je pense qu'il y a là quelque chose d'essentiel qui mérite qu'on s'y attarde:
Il ne faut pas confondre "l'ordre" et "l'ordre établi" (par qui ?)
L'artiste est précisément celui qui interroge l'ordre établi... qui parfois le transgresse mais qui peut tout aussi bien le conforter (à condition de se l'approprier).
Ce fameux regard que l'artiste porte sur les choses ne correspond-il pas au fait de voir (et montrer) un ordre là où les autres ne voient que désordre ?
Lorsqu'un artiste agence les éléments qui constituent son oeuvre, il ne fait rien d'autre que de créer un ordre arbitraire qu'il a personnellement et individuellement déterminé, en en assumant la subjectivité.
Il y a une évidente filiation entre "l'enjeu" de Verschueren (http://nature-art.blogspot.com/2010/06/rencontre-land-art-bob-verschueren-i3.html) et ces travaux.
Je ne vais pas reprendre à nouveau une citation que j'ai rapportée déjà maintes fois, mais je pense que la façon dont Verschueren conçoit l'ordre et la notion d'arbitraire mérite effectivement qu'on s'en inspire.
Je ne sais pas si cela fait de moi un anarchiste, mais j'aspire à ce que chacun soit un peu plus "artiste"(sans forcément être "un Artiste")... un état d'esprit plus qu'une "façon de faire"... un sacré challenge pour land art en famille (ouf je retombe sur mes pieds).

Géco said...

T'aime pas jouer au Mikado alors ? -)))

emmanuel said...

Marrant que tu parles de Mikado car j'ai une petite installation qui y fait justement référence dans mes cartons.
Mais bref, disons que j'ai bien le désordre mais que ce dont il est question ici fait directement référence à Verschueren et à une méthodologie de travail.
Ramasser, trier, créer. Ensuite on peut créer avec du désordre. L'image que je présente ici n'est pas un travail en sois. C'est l'étape qui suit l'impromptu. D'abord j'ai trié par couleur, puis j'ai trié par taille et enfin, j'ai créé ma structure dans le lit du torrent. Il faudra que je fasse un article montrant tout ce processus en fait.

flo said...

je crois effectivement Manu qu'il aurait été plus judicieux de rassembler toutes ses étapes en une ou deux publications...ainsi ton propos serait plus cohérent et les nôtres plus faciles aussi!

emmanuel said...

désolé de vous rendre la tâche des commentaires aussi compliquée...

Franck said...

Ce coup-ci tes images sont net, mais ton propos est flou.
Tu tâtonnes, et c'est tout à fait respectable, mais le paradoxe, c'est qu'alors que tu nous parle de méthode et de tri, ton texte est un joyeux fourre-tout dans lequel tu raccroches un tas de thématiques qui te tiennent à coeur sans vraiment les articuler.
Je suis parti en vrille sur un de ces thèmes, et je ne suis pas sûr que cela t'aidera à trouver la cohérence d'ensemble qui fait défaut (comme le fait remarquer Flo) pour que nous puissions commenter de façon constructive ton article.
Par exemple tu écris:
"Mettre de l'ordre est une manie typiquement humaine mais... pourquoi serait-ce un mal?"
puis:
"(...) ce dont il est question ici fait directement référence à Verschueren et à une méthodologie de travail. Ramasser, trier, créer."
J'y vois une incohérence. Tu affirmes en même temps de façon péremptoire que mettre de l'ordre est une spécificité humaine (rien que ça!) alors que l'homme n'est certainement pas le seul dans ce cas...
puis que mettre de l'ordre n'est en définitive qu'un moyen pratique pour produire cette jolie image.
Il me semble que tu dois approfondir cela... ou te contenter de produire une jolie image... ce qui n'est déjà pas rien.
Mais pour en revenir à "l'enjeu" de Verschueren auquel tu fais référence, il est indéniable qu'il y a derrière ce qui prend l'apparence d'un simple travail de mise en ordre, un propos extrêmement cohérent et puissant, qui lui donne toute sa force et lui confère un grand intérêt.
"work in progress"...