art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

28 juin 2010

Au sommet : fin...

      Après mon escapade au sommet des gorges que je vous contais dans deux récents articles ( ici et là ). Je décidais (chose que j'ai peu l'occasion de faire) de retourner sur place afin de voir quelle tournure mes deux installations avait prise. Je refis le même parcours que j’avais déjà réalisé quelques semaines plus tôt. J’avais résolu cette fois-ci de ne pas créer mais juste de me promener afin de porter plus d’attention au paysage et moins à ce que je pourrais y créer. Et quelle ne fut pas ma surprise de me rendre compte que je ne connaissais pas ce chemin. Je l’avais déjà arpenté, mais cette deuxième vision plus attentive me le présentait sous un jour nouveau.
J’avais ici réalisé deux œuvres. Mais quelque chose était différent. non pas que le temps était passé sur mes travaux. Non, il semblait qu'une main bien humaine les avait fait évoluer...
Un vide au centre de mon cercle d'écorce auparavant plein et un plein là où j'avais laissé du vide.

Une fois ces découvertes réalisées je suis rentré. J’y ai longuement réfléchis. Plusieurs nuits à réfléchir….. Après tout ce ne devait être qu’un enfant s’étant amusé à imiter mes jeux d’art dans la nature.
Mais… au cas où…. Me revoilà faisant le parcours pour la troisième fois.  Arrivé à la deuxième étape du trajet, le bruit de mes pas fit se retourner un homme qui se tenait à accroupi plus haut sur le chemin.
Bonjour .
Bonjour à vous l’ami !
Il tenait dans sa main une pierre et à ses pieds je découvris un petit cairn.
Vous faites un cairn ? dis-je.
Effectivement. Il est rare de croiser des gens qui connaissent ce terme…
La suite serait trop longue à raconter mais pour résumer, je suivis ce petit bonhomme jusqu’à une cabane qu’il habitait depuis quelques mois dans les bois. Il me dit s’appeler Henry David. Il étudiais des choses dans sa cabane et ne pouvais le faire en ville. Il avait besoins d’être là, dans la nature. Il ne savais pas pour combien de temps encore. Nous discutâmes de mes travaux et, quand je me fût suffisamment confié il fit de même : 


Et vous pourrez vous aussi les découvrir en cliquant sur le lien dans la colonne de droite sur cette page.

16 Comments:

Henry David said...

ça y est, tu t'es enfin décider à parler des naturoglyphes. Et bien j'espère que nous allons être nombreux à communiquer avec!

Henry David said...

j'oubliais, merci pour le lien vers mon site.

David Bertizzolo said...

C'est une belle histoire digne d'un scénario de bande-dessinée ou d'un livre à succès, je suis un peu mitigé sur le fond et la forme ainsi que la métaphore proposé par Emmanuel. Je ne suis pas convaincu par cette présentation.

Pour le moment, c'est tout ce que j'en pense mais peut-être que je suis passé par dessus ou à côté de l'essentiel, peut-être que finalement je ne sais pas regarder la nature, peut-être ...

David

emmanuel said...

ton commentaire est intéressant sauf que... je ne sais pas si henry david va apprécier que tu parles de son histoire comme d'une fiction...
Je ne propose rien, c'est Henry qui nous raconte quelque chose.
je suis un peu de ton avis sauf que j'ai été un peu plus loin. J'ai essayé de comprendre ce qu'il voulait me dire (il est un peu fou fou c'est vrai). Je l'ai pris au pied de la lettre et j'ai essayé de faire une compo à partir d'un de ses glyphes. ça vaut ce que ça vaut mais j'ai l'impression qu'il y avait du sens là dedans.
En général je compose mes installation sans chercher à leur donner une signification. Là, elle m'est donnée au départ et tenter de lui donner corps était un challenge intéressant. Nous verront bien si je renouvelle l'expérience. En tous les cas je vous le ferait savoir ici. Mais pourquoi ne pas tenter à ton tours d'interpréter ce glyphe. je veux dire, te jeter à l'eau même si au départ cela te rebute. C'était le cas pour moi et puis j'y suis allé sans me poser plus de question.

David Bertizzolo said...

Je suis toujours ouvert à la discution avec toi et tout ceux qui sont ouvert à la critique. Mais je ne connais pas trop le tempérament d'Henry David, pour commencer à le titiller sur son concept.

Pour moi, ce que tu as fais n'a rien à voir avec l'histoire que propose HD, c'est un peu simpliste et hors sujet. Pour moi, il n'y a pas de glyphe, il n'y a pas de signification outre que sa signification toute personnelle dont je respecte mais dont je n'adhère pas totalement. Ce n'est pas parce que je fais des ronds que j'adhère à sa façon de voir.

Je reviendrais sur son blog, qui étrangement ressemble à s'y méprendre au tien, pour m'expliquer sur ce que je trouve simpliste.

David

David Bertizzolo said...

Et vous ne trouvez pas qu'il y a une très grosse ressemblance avec le logo de "Sony"! Ça fait aussi partie de ce qui me gêne dans cette découverte magistrale. L'inspiration consumériste de la ville est encore trop proche.

David

Henry David said...

bon sang, fichtre!
Ce n'est pas à proprement parlé un logo que j'ai fournis à Emmanuel. J'ai fait trois glyphes au hasard mais tu as raison david!
Je vais changer cela immédiatement.
En même temps il est intéressant de constater au travers de cette grille de lecture que le logo de sony est réellement intéressant.

Henry David said...

sinon pour la critique pas de soucis, lâche toi!

Franck said...

Tout d'abord, je tiens à dire que je trouve l'intervention d'Henri David sur les disques d'écorce d'Emmanuel magistrale.
Elle est tout en subtilité et finesse, il a parfaitement compris le travail d'Emmanuel et lui a répondu... engageant un dialogue.
Ce faisant, il conforte sa thèse selon laquelle (si je ne me trompe pas trop) ces formes basiques peuvent constituer une forme élémentaire d'écriture.

Cette histoire ressemble effectivement à un conte, au point que j'ai pensé qu'Henry David et Manu ne faisaient qu'un et que tout cela était une fiction savamment orchestrée par ce dernier.

Quand on sait que Thoreau qui a vécut dans une cabane isolée pendant 2 années, on se dit que le pseudo Henry David a également été choisit pour renforcer la dimension imaginaire.

J'aime que cet univers un peu mystique se situe à la frontière du conte... une sorte de chasse au dahu (n'y voyez rien de péjoratif).

J'aurais aimé que la partie naturoglyphe, à proprement parler, soit plus développée avant d'être présentée. Pour que l'histoire ai plus de corps et que je puisse y adhérer.
A suivre donc... pour le moment, je ne sais pas trop sur quel pied danser.

Henry David said...

et bien... merci Franck. En fait je ne sais pas trop comment prendre ce compliment tant je n'y suis pas habitué. Est ce de l'ironie?
Ton explication (je peux te tutoyer?) est exact. Ce cercle faisait sens pour moi. Mais ce n'est pas là une vérité absolue. Le signifié n'est pas associé au même signifiant pour chaque personne.
Mon site n'est pas plus poussé que cela car je compte bien vous exposer mes travaux au fur et à mesure de leurs avancées et non vous présenter un produit fini qui aurait trop l'air d'une vérité absolue. Une sorte de dictionnaire des naturoglyphe n'est pas envisageable tant l'interprétation diffère selon la personne. La seconde raison est que je compte bien sur la participation de chacun pour m'aider à explorer cette passionnante étude!
Merci à toi Franck

Henry David said...

et puis si tu savais sur quel pied danser, si je te contais une histoire avec un début et une fin, si tu n'avais pas à y ajouter un peu de toi, je ne pense pas que tu y trouverais un réel intérêt.

emmanuel said...

Connaissant Franck, ce n'est pas de l'ironie.
La seule chose je pense, est qu'il faut que les personnes qui vont découvrir les glyphes comprennent qu'ils ne sont pas ta propriété. mais qu'il appartient à chacun de se les approprier ou non. Comme un jeux de construction que l'on vous donne. Vous le laissez dans sa boite ou vous y jouez. Mais dire que c'est bof bof sans avoir ouvert la boite... Après il y a ceux qui à la base ne sont pas intéressé par les jeux de construction. amis je pense en tout état de cause qu'on ne peut rester juste spectateur. Pour ma part j'ai essayé de jouer le jeux. Et je pense qu'à l'occasion je recommencerais. Par exemple, ce dialogue par évolution d'une oeuvre interposée est une belle piste de réflexion. Qu'en dis tu Henry? Et si on tentais de communiquer un mois durant par ce biais?
Essayons cet été!

Franck said...

Il n'y a pas du tout d'ironie de ma part.
Et pour le tutoiement, c'est bien volontier.

Pour ce qui est de l'analogie avec les jeux de construction... bof!
J'adore les jeux de construction... mais avec une seule pièce, on ne va pas loin... d'autant que les matériaux et l'infinité de forme proposées par l'environnement me semblent "naturellement" bien plus riche.
Ce n'est pas pour dire que les naturoglyphes n'ont pas d'intérêt, mais juste que je ne trouve pas l'analogie avec le jeu de construction très pertinente.

Je crois sincèrement que j'aurais apprécié une histoire avec un début et une fin... invitant à participer à l'élaboration des épisodes suivants.
Quand je dis que je ne sais pas sur quel pied danser, c'est que je n'arrive pas, avec ce qui est présenté, à cerner, la façon dont toi et manu considérez ces travaux.
La symbolique est un domaine dans lequel on trouve à boire et à manger, et je ne suis pas moi-même à priori très enclin à m'y adonner, bien que j'utilise souvent des figures, la plupart du temps géométriques.
Chercher à retrouver des symboles qui préexisteraient dans la nature, par exemple, me semble être une façon de se rassurer en rendant universels, ses propres préjugés... une tentative de fonder ses propres croyances.
Je ne te connais pas assez pour savoir si telle est ta démarche... ça n'est en tous cas pas la mienne... ceci étant, c'est un a priori, car j'avoue ne pas avoir beaucoup fouillé la question.
Bizarrement, cette histoire me ferait plus penser à un univers fantastique et poétique, comme ceux que l'on trouve effectivement dans la bande dessinée ou dans certain dessins animés récents du genre d'Avatar (pas le film), ou même dans certains jeux vidéo...
C'est pour cela que je me suis laissé embarquer dans ce que je considère être un univers imaginaire et pas une révélation... et que j'aurai aimé qu'on m'emmène au bout de cette démarche qui me plaît bien mais qui m'est (encore) étrangère.

emmanuel said...

Pour la suite de la discussion, je propose que nous allions sur le blog d'Henry david.
http://naturoglyphes.blogspot.com/
les commentaires de la page d'accueil peuvent servir de lieu de discussion sur les généralités liés aux naturoglyphes.

Géco said...

Effectivement, les ( grands ) esprits landartesques de rencontrent.
Marrants que nous parlions du même sujet au même moment sans se concerter.
Je rentre bientôt, je serai moins présent sur les sites puisque je n'aurai plus d'internet.

J'espère que nous nous rencontrerons bientôt pour glypher ensemble...dans la nature....

emmanuel said...

je l'espère également!