art et nature avez vous dit ?
PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...
Voilà, le moment est venu de vous présenter ces variations. Certains auront pu en apercevoir des bribes de si de là sur certains sites où j'en ai saupoudré quelques morceaux choisis. Je vous donnerais le lien vers celui qui me tient le plus à cœur mais pas avant de vous avoir montré l'intégralité de mes variation, avec les explications qui vont avec, histoire de garder un peu de surprise pour ceux d'entre vous qui vont les découvrir ici.

J'aime cette idée de variations autour d'un thème. Ici la lavande. Et pas n'importe où. En un lieu où elle est pour ainsi dire comme chez elle : A Grignan, dans la Drôme Provençale. C'est la première fois que je passais une journée entière à exercer ma passion. Plus de 8h d'affilée sous un soleil de plomb. Un départ à 6h30 avec M Estran, exploitant de lavande et qui m'a gentiment autorisé à en prélever dans ses champs pendant ce week-end de juillet qui était également un week-end de moisson. Une semaine plus tard et je n'aurais pas eu de matière première pour mes travaux.

Ce premier travail présenté est en fait le dernier réalisé au cours de la journée. Il est différent des autres et de ce que je fais d'ordinaire. J'avais besoins de me reposer et de me rafraîchir à l'ombre après avoir passé la journée à transpirer. J'ai donc prélevé ces tiges le long de la rivière et j'ai commencer à bricoler sans trop savoir où aller. Et puis cette petite structure c'est formée d'elle même. Pour la première fois j'ai bricoler une réalisation comme on fabrique un objet. Un petit objet land art. Un petit objet naturel. Fragile s'il en est, j'ai décider de la confronter aux éléments et de la mettre en contraste au dessus des flots incessants, pour enfin la faire dériver en leur sein.
La suite de ces images ici .
ça y est, il est en place ! c'est par ici ou dans la barre de droite de ce blog.
Encore un grand merci à Franck pour cette idée. Nous verrons bien si cela prend. Au pire il aura le mérite d'exister. Alors encore une fois c'est un blog détourné et non un vrai forum, mais vu sa modeste taille je pense que cela devrait suffire. Il y a pour le moment deux sujets dans l'index. Des sujets bateau, mais il fallait bien commencer. Pour participer c'est simple, laissez des commentaires sous les sujets et zou!!! la discussion démarre. Le seul problème par rapport à un forum classique c'est que je suis le seul à pouvoir ajouter de nouveaux sujets. Donc si vous voulez en ajouter d'autres, postez moi un mail ou dites le dans un commentaire. Je ne censurerais rien, promis. Ce n'est pas mon espace mais le votre. Bon je veillerais à ce qui se dit car j'en suis responsable mais allez y ne vous gênez pas. Parlons land art!
A noter que c'est le troisième blog que je met en place dans ce qui forme un ensemble assez cohérent et dans lequel vous vous y retrouvez je l'espère. Et pour le début de l'année prochaine je vous réserve une surprise avec un quatrième blog qui me tenais à cœur depuis un moment et qui est dans la suite logique de ma démarche. mais ne vous y trompez pas : "Mon land art à moi" est bien le blog central. Il constitue la page d'accueil de mon univers et c'est lui qu'il faut suivre en permanence. Les autres sont comme des sections spécialisées où chacun va picorer à sa guise selon ses envies.
Je vous présente enfin la création issue du thème choisi lors de l'appel à contribution de cet été . J'avais opté pour l'intitulé "Noir et blanc" et effectivement Geco, j'ai oeuvré dans les robines. La roche est extrêmement friable et, si elle semble par moment plus dure, elle tombe en poussière sous vos doigts dés que vous la touchez. Les petites pierres qui composent ce petit tas semblent solide mais ne vous y trompez pas, j'ai eu du mal à les garder d'un seul tenant. Ce qui ne semble pas être une prouesse en est donc en partie une : faire tenir cette mini-borie sans qu'elle retourne à la poussière. Et dernière précision : les photos ne sont pas en noir et blanc.
Enfin, une nouvelle qui m'attriste. Après une longue attente c'est maintenant certain : Annecy land art 2009 n'aura pas lieu. Le troisième cairn de Rotin qui devait finir mon triptyque va devoir se faire ailleurs. Il va falloir que j'y réfléchisse sérieusement. L'idée est dans ma tête mais le lieu qui devait l'accueillir n'est plus. Elle est orpheline et je vais devoir revoir ma copie...
Un bien beau jour que ce lundi. Tout d'abord une bonne nouvelle. Après la réédition le mois dernier de "Bois" de Goldsworthy, c'est un petit livre sur Nils Udo qui sort ce mois-ci aux éditions gourcuff-gradenigo et présenté par Chantal Colleu-Dumond. Il est simple, peu cher et a été édité à l'occasion de la dernière exposition de photos de Udo au festival des jardins de Chaumont sur Loire. Je vous en avais déjà parlé dans un précédent article. Il avait d'ailleurs à cette occasion également créé une nouvelle installation : Gulliver's forest. Il y a des photos que nous connaissons déjà et puis des créations jamais publiées datant du début des années 2000. Un bel achat donc. Et puis ce matin je fête la cinquantième personne Fan de mon blog. Je suis bien contant car j'ai l'impression d'être accompagné par vous tous. Et pour vous prouver que je tiens compte de vos conseils, je vous présente une mise à jour du "débordement : Le texte et l'image en un ensemble cohérents. L'expérience s'achève.
La surface calme des eaux,
Caresse de la brise,
Elles fuient.
Mes carrés bien ordonnés,
Caresse de la brise,
Le sauvage.
Humain,
Caresse de la brise,
Nature.
La conclusion déjà? Mais où se trouve le corps du récit? ce qu'il y a entre l'introduction et la conclusion? Et bien cela se trouve dans votre esprit. Vous avez vous même imaginé ce récit en essayant de visualiser la scène que je vous ai décrite. Chacun à votre façon. Confrontons maintenant cette vision à ma propre vision.
La mise en œuvre :
Des brins de paille liés par de simples graminées trouvés sur place. Un peu fragile mais cela devrait tenir un moment tant que le vent ne souffle pas trop fort. Les pétales sont bien restés au centre du carré.... trois minutes.
Nota : je dois vous avouez que je doute déjà sur cette nouvelle façon de présenter mes travaux. En fait je ne pense pas avoir un bien grand talent littéraire et n'est pas Balzac qui veut. Sans doute mes descriptions vous laisseront elles de marbre et devrais-je trouver d'autres moyen de vous intéresser...
J'ai décidé cette semaine de tenter une expérience et selon ce que vous m'en direz nous verrons si dorénavant je m'oriente vers cette nouvelle façon de présenter mes travaux. Chaque œuvre sera présentée en deux temps. Je n'en dis pas plus et vous présente le premier des deux temps de ce carré blanc. Vous aurez dans deux jours la seconde partie et entre les deux, le temps nécessaire pour rêver et l'imaginer.
Le lieu :
Le lac d’Aydat est calme ce matin. Les pêcheurs encore endormis sous leur tente ont laissé leurs cannes se débrouiller seules. Pour ne pas les déranger je marche une trentaine de mètres plus loin sur la berge, découvrant ainsi des lieux que je n’avais encore jamais exploré. Un rocher dépasse de la surface calme des eaux et à cet instant précis, j’ai l’impression de me trouver dans une estampe japonaise. L’aube bleue baigne l’atmosphère.
La photographie :
La scène est en noir et blanc. Un rocher se trouve dans l’angle inférieur droit du cadre. Son sommet est lumineux mais sa surface fond rapidement au noir au fur et à mesure qu’elle se rapproche de l’eau. Parallèlement à l’un de ses côtés et au centre de l’image, se trouve une structure carrée formée par quatre brins de paille liés entre eux par des nœuds végétaux. Des herbes hautes ou des feuilles de graminées sans doute. Ce carré flotte sur l’eau et semble représenter quatre traits esquissés à la craie sur une feuille noire. Enfin, des pétales de roses blancs sont disposés dans ce carré de telle sorte qu’ils recouvrent totalement sa surface. L’image est nette au premier plan et floue sur son dernier tiers. Le sable mêlé de petits cailloux recouvrant le fond du lac se fond en un gris moiré là où le regard se perd, dans le coin supérieur gauche.