art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

30 mars 2009

Le cas Islandais



Après le cas Breton, voici le cas Islandais. Il est à la fois semblable au Breton mais aussi près différent. Semblable car il est également question de personnes qui accumulent ou agrègent des tonnes de cairns poussé par une sorte d’envie de laisser une trace. La légende dit que ces petits tas de pierres son érigés par les trolls. Les Islandais mais aussi les touristes s’en donnent donc à cœur joi et ce son des champs entier que l’on peu croiser, rempli de petits tas de pierres.
Et puis il y a d’autres types de cairns (sans doue à l’origine de la légende des premiers cités). Ceux érigés pour se repérer dans ces immensités volcaniques et désertiques. Ceux qui encore aujourd’hui balisent les pistes de randonnée là où d’autres forme de repères (piquets…) ne tiennent pas les saisons. Tout un symbole. Toute une histoire qui cette année m’inspire beaucoup.

22 mars 2009

Sans titre

18 mars 2009

Le Land art et les enfants


Il est beau,
Il est simple d’accès,
Il est didactique,
Il est clair,
Et il donne envie de pratiquer le land art.
Mais on parle de mon blog là ?
J’aimerais bien mais ce n’est pas le cas.

Je suis en train de vous décrire un magnifique ouvrage qui vient de sortir aux éditions La Plage, qui s’intitule « Land art avec les enfants » et qui est écrit par deux allemands (toujours en avance sur ce genre d’idées) Andreas Güthler et Kathrin Lacher.
Ce bouquin est un ouvrage à la fois pédagogique (des profs land art amateurs comme Bruno, Laurent ou moi pourraient s’en servir d’ouvrage de référence) mais également grand publique. Il invite de façon simple à pratiquer le land art de 7 à 77 ans (ne vous fiez pas au titre). C’est une merveille.
En l’ouvrant j’aurais aimer, le détester et dire qu’il était mal fichu tellement j’aurais aimé l’écrire à leur place. Mais non il est tout simplement génial. Il complète parfaitement une bibliothèque composée de monographies (Goldsworthy, Udo) et d’ouvrages comme ceux de pouyet qui vulgarisent le land art(au bon sens du terme). Il est le lien qui manquait entre ceux qui veulent pratiquer sans oser se lancer.
Pour finir cet article je vous citerais des titres de chapitres qui vont vous mettre l’eau à la bouche.
- Comment avoir des idées ?
- Composant des ateliers de land art en groupe.
- Le land art et les adolescents.
- Le land art, une méthode de réflexion.

Un ouvrage inclassable à la croisée des chemins et que j’ai eu du mal à trouvé car rangé au rayon… Enfant.
Bonne lecture et bonne initiation à tous. Car je vous le répète encore (vous l’aurez compris c’est le mot d’ordre de ce blog) :
Il n’y a qu’une vérité, c’est la pratique.

16 mars 2009

La fin du blé?




oui et non.
Le matin du vernissage de mon expo de Septembre dernier j'étais tellement stressé que ma femme m'a dit :" Allez, va faire un peu de land art ce matin car tu va tourner en rond dans l'appart et ça ne va pas t'aider à te calmer."
J'ai pris les quelques épis de blé qui me restaient et je suis retourné au lac d'Aydat où j'avais fait mes premiers travaux de reflet. Je me suis à nouveau amuser mais en utilisant l'eau d'une manière différente. Une variante du blé dans la rivière ou du blé sur la plage. L'eau n'a pas les même particularités ici. Même idée mais rendu très différent, plus Auvergnat dirons nous.

12 mars 2009

L'idée de départ



Cet espace situé à la pointe de Penmarch (près de Pont-l’abbé) je l’ai découvert en me promenant avec des amis. Je ne pensais pas que de tels agglomérats de cairns pussent ( ouai ok c’est WORD qui a corrigé mon « pouvaient » par ce « pussent » un peu pédant) exister. Que des gens pouvaient spontanément ces « sanctuaires ». En cherchant après sur internet j’ai vu qu’il en existait à plein d’endroits. Une personne en fait un et puis les autres suivent. Une œuvre collective possédant une sorte d’âme collective elle aussi. C’est un peu ce que j’ai voulu réaliser dans ma prochaine expo, mais pas sûr que les gens suivent le mouvement dans une région où les cairns ne sont monnaie courante. Après tout une tradition ne se crée pas en un jour.

9 mars 2009

ils ont fait des petits


J'y suis retourné le week end dernier et j'ai eu deux bonnes surprises :
- Il y a eu des modifications. Certains cairn se sont cassé la figure (tempête oblige je suppose) mais... il y en avait des nouveaux! ça m'a fait bien fait plaisir et j'ai l'impression que peut-être, pour les gens qui on l'habitude de se balader ici, cela deviendra au fur et à mesure "le coin des tas de pierres.
- Deuxième surprise. En m'éloignant je croise une famille ( mamie, maman, bébé et petit bonhomme) en balade. je me retourne et arrivé au niveau des cairns que font-ils? Ils pointent du doigt vers les tas de pierres et s'en approchent. Le petit semble émerveillé et ils restent là un petit moment. Voilà! c'est juste pour ce genre de moment que j'adore le land art!
EDIT : je viens juste de retourner sur le site. Il n'y a plus rien. Les cairns on tenu deux mois au grès des intempéries. Ils s'étaient même développé, des gens avaient certainement trouvé sympa cette petite colonie de tas de pierre. Et là, une une semaine plus tard à peine, plus rien.... c'est pas la nature ça c'est certain, qui les a détruit. Qui alors? des enfants qui jouaient ( moi aussi j'ai été un petit diable)? des adultes qui ont pensé que de telles pierres en équilibre soient dangereuse pour les petits diables jouant à côté? des gens pensant que ces créations n'avaient pas leur place ici? Nathalie Fort ( qui organise les rencontres Nature Horizon dans le Sancy) à qui j'avais soumis l'idée de la "réserve de cairn" m'avait dis que peut-être ce n'était pas un hasard si on ne trouvait pas de cairns en Auvergne. Les traditions ne sont pas toutes les mêmes selon les régions. A moi donc de comprendre pourquoi les cairns ne sont pas les bienvenues en Auvergne : une nouvelle piste stimulante de réflexion en fait.... passé le dégoût et la frustration de la découverte du carnage : Mais pourquoi tant de haine?

5 mars 2009

développement :


C'est marrant comme cette simple courbe met en valeur une écorce que l'on ne remarquais pas sur l'arbre nu. Elle est ici mise en avant. Elle est belle mais les regards passent à côté sans même s'arrêter dessus. Je me plaît à penser que la mise en valeur de ce genre de chose fait aussi parti de mon travail. Ce n'est pas l'enveloppement qu'il faut regarder mais la merveilleuse banalité qu'il cache.

2 mars 2009

enveloppement d'algues... heu de feuilles


L’idée : envelopper le tronc avec les feuilles que l’arbre vient de perdre. Il commence à se dénuder alors je lui couvre un peu le tronc. Mais ne vais-je pas l’empêcher de respirer en faisant ainsi ? Les arbres respirent par les feuilles pas par les troncs. D’accord, alors je sculpte ce manteau de feuille et l’écorce qui semble couler dessous est à l’image de sa sève, le fleuve qu’il tire de la terre. Les feuilles sont tenues en place par des épines de rosiers sec trouvée à côté. Même sur des rosiers morts, les épines sont difficiles à prélever. C’est long et ça pique. Délais : 45 minutes de prélèvement d’épines et 15 minutes de couture du manteau. Ha, les dessous de la mode.