La conclusion déjà? Mais où se trouve le corps du récit? ce qu'il y a entre l'introduction et la conclusion? Et bien cela se trouve dans votre esprit. Vous avez vous même imaginé ce récit en essayant de visualiser la scène que je vous ai décrite. Chacun à votre façon. Confrontons maintenant cette vision à ma propre vision.
La mise en œuvre :
Des brins de paille liés par de simples graminées trouvés sur place. Un peu fragile mais cela devrait tenir un moment tant que le vent ne souffle pas trop fort. Les pétales sont bien restés au centre du carré.... trois minutes.
Des brins de paille liés par de simples graminées trouvés sur place. Un peu fragile mais cela devrait tenir un moment tant que le vent ne souffle pas trop fort. Les pétales sont bien restés au centre du carré.... trois minutes.

Nota : je dois vous avouez que je doute déjà sur cette nouvelle façon de présenter mes travaux. En fait je ne pense pas avoir un bien grand talent littéraire et n'est pas Balzac qui veut. Sans doute mes descriptions vous laisseront elles de marbre et devrais-je trouver d'autres moyen de vous intéresser...





20 Comments:
Belle composition flottant sur l'eau.
Je m'attendais à voir un travail très conséquent car tu décris "Un rocher se trouve dans l'angle inférieur droit du cadre" et je me rend compte sur la photo que le dit "rocher" est en faite une petite pierre affleurant du lac.
Tu décris le lieu comme "une estampe japonaise" en y rajoutant "l'aube bleue baigne l'atmosphère" mais je trouve qu'il manque un peu de couleurs et l'esprit du lieu dans une photographie.
Le noir et blanc lui va bien mais une once de couleurs pourrait rajouter à la poésie de ta présentation.
Je te dis ça en référence à ma façon de présenter mes travaux. À toi aussi de trouver ton style qui fera ta particularité. Il faut parfois persister contre toutes les critiques pour affirmer ses intentions.
David
tout est histoire de point de vue. le carré fait environ 30cm de côté. La pierre fait donc quasiment la même dimension. Et dans la composition elle est donc à un stade où je ne savais pas quel terme utiliser. Petite non, mais peut-être pas rocher non plus. Disons grosse pierre. Mais c'est moins poétique que rocher, alors disons que ma vision poétique de cette scène zen l'a transformé en rocher. Pour le côt" bleu de l'eau je te reporte à cette photo ( http://www.flickr.com/photos/nature-art/4058265648/ ) et aux précédentes images réalisées ce jour là ( http://www.flickr.com/photos/nature-art/sets/72157606801628678/ )
Ces remarques sont très pertinentes. Mais où se situe la limite entre l'acceptation de la vision de l'artiste (bon je ne dis pas que j'en suis un grand non plus) et sa propre interprétation. J'essaie de trouver une façon de présenter les choses qui me soit propre et je pense qu'à un moment donné les lecteurs devront accepter cette vision et accepter par la même que la leur est différente. Et c'est pour cela que je vais écouter vos conseils et m'éloigner de la description pure pour tendre vers un regard plus personnel qui ne pourra souffrir d'une critique formelle et qui laissera plus libre votre imagination.
Merci David
Comment ça, pas Balzac? ... C'est encore mieux que du Balzac car lui ne savait que créer des histoires mais pas de telles jolies compositions...
Donc, je maintiens que le style est agréable à lire et que la description était précise. Comme Flo, je dirai qu'un peu d'émotion ajoutée voire de poésie ne gâcherait en rien la valeur du texte...
Bonne continuation. J'attends la suite, évidemment!
Pour ma part,la précision de ta description est parfaite!je voyais la photo telle que tu la dites! Donc dans ce sens,bravo!
mais ,moi c'est la part de ton imaginaire qui décide de cette composition que j'aurais aimé éventuellement entendre!
que t'évoque ses pétales,délicatement alignés , cernés par quatre brins et parés pour un voyage éphémère au fil d'une eau accueillante...On dirait un radeau nuptial...un radeau pour nos rêves,aussi fragile que notre souvenir quand on s'éveille!
Non j'adore cette photo et beaucoup d'autres aussi!
je suis touchée par tes doutes ,tes interrogations,ta confiance et ta générosité!
je te sens très à l'aise pour transmettre ton travail techniquement et tu t'appuies sur cette force pour avancer...par contre moins rassuré,ou plus pudique dès qu'il s'agit de communiquer sur tes émotions...
Est-ce nécessaire? l'oeuvre peut suffire à cela...
Mais dans ton excès peut-être de générosité ,tu veux nous faire part du chemin qui t'a mené de l'idée à la réalisation et c'est là que tu te heurtes à certaines difficultés...de mise en forme! comment raconter ce chemin sans que cela ne devienne rébarbatif et ne tue la magie?
Je pense que là est ton challenge si je t'ai bien ressenti.Et je ne doute pas que tu y parviennes!
j'espère ne pas te sembler trop incursive et ne pas te déranger par mes irruptions dans ton"intimité".
tu n'en demande certainement pas tant ds tes questions...chacun ses défaut! :-)
Et bien que de compliments et de justesse dans tous ces propos. Ils sont tous les bienvenues et je vais donc tester la semaine prochaine quelque chose d'autre. Et j'ai bien l'impression que chaque semaine sera un nouveau test. Il y avait le blog de "la chanson du dimanche", il y aura celui de "la création du lundi".
Là, tu t'es attaqué à un gros morceau, il y a encore du boulot, mais ce serait dommage de baisser les bras aussi vite… Il y a un vrai potentiel dans cette approche, moi en tout cas ça me fait gamberger, mais je ne veux pas interférer avec la façon dont tu entends poursuivre.
Je me bornerai donc à te transmettre la façon dont j'ai perçu cette première expérience:
- Le texte ne possède certes pas une valeur littéraire suffisante pour se suffire à lui-même (tu n'es pas Balzac), mais il est évocateur et remplit bien la fonction que tu lui assignes. Comme justement tu n'es pas auteur littéraire, tu pourras te permettre d'opter pour un style diffèrent et un caractère plus ou moins descriptif au cas par cas.
- Honnêtement, je suis un peu déçu par l'image par rapport à ce que j'avais imaginé en lisant le texte… Alors que si j'avais vu l'image sans le texte, je l'aurais sans doute trouvé bien (quoi qu'un peu trop déco à mon goût). Je m'attendais à un cadrage plus large dans lequel l'installation aurait juste apporté un point de focalisation au paysage (un peu comme les brindilles dressées dans le plan d'eau dans l'image située sous le cube vert dans ta colonne de gauche).
- Conséquence du point précédent, je trouve que dans ce cas précis, le rapport texte/image fonctionne mieux lorsque le texte approfondit après-coup ce que l'image ne donne pas.
- Formellement, une fois que le texte et l'image sont présents ensemble, je trouve qu'il y a trop de parasites sur l'écran (nota, introduction, dates…) pour que la relation entre les deux fonctionne à plein. Tu pourrais peut-être utiliser toi-même la fonction Commentaires pour hiérarchiser plutôt qu'une police minuscule.
- Si tu souhaites préserver dans le temps la cohésion entre les deux articles (et pourquoi pas plus de deux) sans qu'ils se retrouvent noyés dans le déroulement journalier du blog, il faudra sans doute que tu les dotes d'une composition graphique distinctive.
Toute conclusion tirée maintenant serait certainement trop hâtive, il faut que tu continues à expérimenter, sans te mettre trop la pression.
La question de la chronologie sur laquelle tu achoppes est une particularité forte du blog... et une vraie richesse à exploiter.
Franck
Pour ce qui est de la cohésion entre image et texte,comme dit Franck,peut-être qu'un simple titre permettra le trait d'union en évitant toute confusion ...
je suis d'accord aussi avec Franck en ce qui concerne le "parasitage" des images, des mots,...
je suis par exemple,gênée ds ma réflexion,par les photos ds la colonne de gauche qui sur le plan esthétique nuisent à la présentation de ton œuvre!
Puis-je me permettre de décrire la photo de cette oeuvre, qui est elle même une partie de l'oeuvre, telle que je l'aurais rêvée?
Je l'aurais rêvée avec le carré de pétales légèrement décalé sur la gauche, de manière à combler cette partie gauche un peu vide et surtout à ne pas couper le bord de la pierre par le cadre, elle aurait ainsi pu se fondre réellement progressivement et totalement dans le fond.
Et enfin, mais c'était surement plus difficile, j'aurais rêvé que l'angle de vue s'ouvre vers le haut pour montrer la ligne d'horizon - floue - sur le lac et un tout petit bout de ciel.
Ce qui aurait renforcé le rapport entre l'oeuvre et son environnement.
Ce n'est que mon ressenti en voyant cette pourtant très belle photo.
une belle leçon de composition. merci Greg. Il est vrai que pour cette compo j'ai recentré mon regard. Il n'y a pas de référence au contexte alors que j'en parle dans l'intro. J'aurais gagné en compréhension si j'avais expliqué pourquoi je m'était concentré sur ce carré. De petites maladresses dans la compo de la photo et dans sa description. Bien vu les amis j'en prend bonne note. Bon par contre dans les semaines à venir je vais essayer de systématiser ce procédé mais soyez indulgent comme de part le passé : beaucoup de mes travaux ne sont pas parfait, il y a beaucoup de ratés et c'est aussi ce qui fait leur charme. Ce n'est que du land art après tout.
merci à vous tous.
et puis je vais bien entendu continuer à poster autre chose que ces "diptyques" : des news sur le land art, des travaux ratés, des essais. En fait je pense reproduire cette mise en page uniquement pour ceux de mes travaux dont je me sentirait réellement le potentiel.
Je n'avais pas fait de commentaires car j'avais déjà vu la photo sur ton album. Je la trouve magnifique....
Et je n'ai pas eu besoin d'introduction ou de présentation pour être réceptif à la sensualité qu'elle dégage.
N'as tu pas peur que cette démarche ( tu as du mérite) risque d'engendrer certaines frustrations...surtout si le spectateur idéalise trop l'image par rapport à ta description ?
Ce qui m'étonne c'est que tu te cherches encore alors que tu as, a mon sens un regard affirmé. Mais c'est surement le propre de l'artiste, de toujours douter, de se remettre en question de recommencer, d'emprunter toutes les voies qui s'ouvrent devant lui...
Et puis tu es généreux : vouloir toujours intéresser le blogger en proposant de nouvelles présentations en est la preuve.....
Et la générosité est la première des vertus des grands Landartistes (mais ceci n'est que mon avis)
Merci encore Manu pour cette photo sublimissime
ha ha. c'est vrai que je suis obligé de poster mes photos un peu en avance sur flickr pour pouvoir insérer leur code dans mes pages blogger. Donc si vous voulez conserver la surprise, mieux vaut ne pas y aller. Ce que tu dis est vrai l'ami. C'est pour cela que je ne vais pas le faire systématiquement mais uniquement sur les travaux qui le méritent. JE vais retenter la semaine prochaine car je ne vaux pas m'arrêter dans ma lancée mais j'ai d'autres travaux en stock qui méritent un traitement plus léger. je ne veux pas abandonner le côté ludique voir l'autodérision de certains travaux peu probant.
Il faut juste que je trouve le bon moyen de signaler aux lecteurs quand un tel travail (un diptyque) est mis en ligne. D'où l'intérêt de leur trouver une forme reconnaissable, même à ceux qui viennent pour la première fois : comme une évidence.
Outre l'indéniable générosité dont parle Geco, je pense que ce qui pousse Emmanuel à toujours chercher... et douter, c'est (ce point de vue n'engage que moi) qu'il est tiraillé entre 2 façons, pas forcément antinomiques mais en tout cas différentes, d'aborder le landart.
L'une est essentiellement, plastique, esthétique (voir esthétisante), il s'agit de faire de l'art dans la nature et/ou avec des éléments naturels, son but essentiel est de produire des images, elle s'appuie sur un regard et une culture photographique; Nils Udo en est un éminent représentant (chez lui cela tient même de la mise en scène).
L'autre est plus conceptuelle et contextuelle, l'art y est un moyen d'expérimenter la nature, l'installation une concrétisation de cette expérimentation, la photographie, traitée de façon plus neutre et en général soutenue par du texte, un élément de reportage; et là je pense plutôt à Richard Long.
Andy Goldsworthy, de mon point de vue appartient clairement à la deuxième catégorie, mais la perfection et les qualités graphiques de ses réalisations sont telles qu'on les aborde souvent en premier lieu sous l'angle esthétique et que d'ailleurs bon nombre de ses admirateurs en restent là (ce qui lui vaut un énorme succès populaire en Grande Bretagne et quelques inimitiés teintées de jalousie dans le milieu artistique).
Je suis également régulièrement les blog de David et de Géco, Il me semble qu'eux se sont déjà clairement positionnés:
David expérimente un environnement qu'il connaît de mieux en mieux en créant des installations et travaille sur les moyens de rendre au mieux ces expérimentations (photos, vidéos, textes, suivi dans le temps, making of…) en restant volontairement dans le registre du reportage (pas d'effets d'image, pas de mouvements de caméra…)
Geco se place dans le registre de la poésie, et c'est sur l'interaction même entre l'image le texte et l'installation (lorsqu'il y en a une) ou le paysage qu'il travaille, sans qu'aucun de ces éléments ne prévale à priori sur les autres. On n'est là ni dans l'illustration ni dans le reportage, au point qu'on ne peut savoir au final lequel du texte, de l'image ou de l'installation est à l'origine de l'inspiration initiale. La forme du blog convient à merveille à ce travail, il lui permet d'ouvrir une fenêtre sensible dans notre quotidien qui l'est moins.
Emmanuel continue de se chercher même s'il a, comme le note justement Geco, "un regard affirmé" dont il pourrait effectivement se contenter. Piffard revendique un œil de photographe et dit partir dans la nature en éveil mais sans idée préconçue. Je ne crois pas qu'Emmanuel fonctionne comme cela, je pense (et sa formation n'y est certainement pas étrangère) qu'il nourrit le besoin d'étayer un peu plus sa démarche.
Pour l'instant, ça foisonne, mais je suis convaincu que tout ça finira par décanter… y a pas l'feu!... et en attendant, il nous fait tous avancer… merci Emmanuel!
Merci également à David et à Geco, ces trois approches différentes de nos centres d'intérêt communs incitent chacun de nous à cultiver sa propre perception.
Franck
encore une justesse sans faille dans ce commentaire. Et comme tu dis, y a le temps.. merci à toi et à vous tous de m'accompagner sur ce chemin.
Emmanuel tu écris:
"C'est pour cela que je ne vais pas le faire systématiquement mais uniquement sur les travaux qui le méritent"
Cela sous-entend-il que tu vas piocher dans un stock d'images et rédiger un texte pour l'occasion?
Ne serait-il pas plus fécond qu'installation, image et texte soient conçus à cette fin dans une même démarche itérative préméditée?
Franck
je me suis mal exprimé. Je vais désormais tenter cette approche pour mes nouveaux travaux. pour les anciens que je n'ai encore pas eu le temps de publier (et il y en a pas mal) je tenterais quand même l'expérience. Je suis a une période de transition donc je ne vais pas pour autant dénigrer d'anciens travaux qui peuvent trouver, par ce nouveau biais, une toute autre dimension. Parfois, on a une idée puis l'oeuvre vient. Parfois l'oeuvre jailli sans qu'on s'y attende et vous fait réfléchir après coup. Je suis ouvert à tout.
j'ai essayé de le dessiner avant de le voir...et ca a été dur! Mais c'est drôle. Essaye peut être une fois ou deux encore avant de renoncer? Le jeu est intéressant...
A mais je ne vais pas m'arrêter , loin de là...
j'ai même pleins de nouvelles idées...
à lundi donc.
D'habitude, quand y'a "carré blanc", on n'a pas le droit de regarder les images...
Là, fallait attendre un peu, mais pas...d'avoir dix-huit ans ...ouf !
je trouve qu'il y a une grande poésie dans ton image, Emmanuel, et ces pétales accrochent magnifiquement la lumière !
De vraies "stars du Land Art" !
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