art et nature avez vous dit ?

PLUMe land art c'est quoi? Et bien ce n'est pas vraiment du land art, c'est plus du land brouillon. Des essais, des échecs , des essais... encore. L'important étant la pratique plus que l'œuvre finale. Le chemin plus que le but... et je vous invite à parcourir ce chemin avec moi...

27 janvier 2009

La land artitude comme nécessité

Le hasard vient éclairer mon prochain projet d'expo et les règles créatrices qui l'accompagne dans des zones naturelles protégées. Allez voir ce lien .
C'est en anglais donc je vais résumer  : C'est un type qui fait du and art en Grande Bretagne et qui fait des trucs vraiment sympa (voyez sa galerie Flickr ) mais il vient de se faire rappeler à l'ordre car un de ses cairns (un oeuf à la Goldsworthy) était sur un terrain privé (ou public je n'ai pas bien pigé) . Donc je ne sais pas si c'est le proprio ou l'état qui lui a demandé de démonter son oeuvre mais en tous les cas il doit tout virer. Donc il nous explique qu'il ne postera peut être plus d'images sur le net ou qu'en tous les cas il s'arrangera pour qu'on ne sache pas où elles se trouvent. Quel intérêt si ceux qui habitent pas loin ne savent pas où les admirer? Il va se faire violence en tout cas.
Alors le but n'est pas de savoir qui a tort et qui a raison. Je pense qu'après l'éclosion que nous sommes en train de vivre concernant le land art, une autre chose est en train d'émerger : Si chacun s'adonne au land art en pensant que tout est permis (même sans parler d'écologie mais juste de violation de propriété privée, etc...) et bien on va à l'encontre de certains soucis. Ben oui, on ne peut pas tout se permettre au nom de l'art et même si certains dirons que si on commence à se restreindre on ne fait plus de l'art.... Ou la la je cause et je commence à dire n'importe quoi. le mieux est que vous me disiez ce que vous en pensez. Moi ce que j'en pense je le dis avec mes oeuvre et avec mon expo et c'est déjà pas mal. Je me demande ce que les autres land artistes de la toile en pensent? Allez discutons en car pour le moment la land artitude n'a pas fait beaucoup réagir mes cyber amis land artistes.

7 Comments:

josephine said...

Retournons le problème.J'aime l'art des tags et graphitis.Si je m'y adonne sur le mur de notre landartiste anglais,comment le prendra t-il?

Géco said...

Encore une très belle découverte Land-art. Merci Emmanuel.
Ne connaissant pas réellement le fond de cette histoire, j'aurai beaucoup de mal à porter un jugement sur celle-ci.
Je crois simplement qu'il faut qu'il accepte que son oeuvre soit détruite.Cela fait partie, à mon humble avis, de l'essence même du Land-art !
Si ce n'avait été l'homme, le temps se serait chargé de l'usure de son cairn.
Personnellement, cela ne me dérange pas de voir mes travaux (ou plutôt amusements) emportés par le temps ou par la nature, cela fait partie de leur histoire...je crois d'ailleurs qu'aucun n'est encore debout. Je pousse même l'aventure à les placer dans un endroit où elles disparaitront rapidement.
N'oublions pas non plus que la photo a une par prépondérante dans notre passion et il me semble qu'il est assez doué dans ce domaine.
Tu pourras lire dans mon article "Virginité" (N°222) ces quelques mots du "Grand Géco"
" Finalement, la plus grande des oeuvres land-art reste...la terre...et nous sommes tous ses artistes.
Certains ont fait le choix de la vouloir chaotique...j'ai fait le miens....c'est juste une question d'équilibre !
Je veux la montrer belle...en essayant de ne pas trop la froisser...puis je m'effacerai...un jour...."

A bientôt

emmanuel said...

bien d'accord avec toi.

greg said...

Le plus logique serait de trouver le propriétaire des lieux, de lui exposer le projet en lui montrant un book et d'obtenir son accord, ou bien de lui proposer de détruire l'oeuvre au bout de X jours...La diplomatie peut résoudre bien des choses.
Plus facile à dire qu'à faire, jen conviens...

cyrman said...

le land art biodégradable est il l'avenir du land art ?

quand on voit certains cairns ou assemblages à équilibre précaire, on comprends l'inquiétude de certains face à ce genre d'installations land art... il me semble ma foi plus logique dans ces cas là des les détruire après leur avoir tiré le portrait...

par contre effectivement, les dessins dans le sable ou dans la mousse des forêts semblent au contraire intéressants à laisser tel quels, pour se faire poser des questions aux promeneurs sans pour autant porter atteinte ni à leur sécurité ni à la nature...

emmanuel said...

je suis ok avec tout ce que vous venez d'exposer. En fait pour l'exemple cité, le cas de la Grande Bretagne est assez spécifique. En effet les propriétaire n'ont pas l'obligation de déclarer où que ce soit leur propriété. Et donc ils n'ont pas un service public (comme le cadastre) où chacun peu savoir à qui est telle ou telle parcelle. Il est parfois impossible de trouver le propriétaire d'un terrain si celui-ci veut rester anonyme. de plus en Ecosse, la majorité des espace naturels est en fait privé et appartenant à des gens comme des nobles anglais. Donc à priori, difficile de savoir si là où l'on créé est privé ou public et si c'est privé, difficile de savoir à qui cela appartient. PFFFF, heureusement que c'est différent ici.

Géco said...

Un peu de bon sens de la part du propriétaire (de quoi finalement?) aurait fait plaisir, c'est vrai...
Est il placé dans un endroit ou quelqu'un risquerait de se le prendre sur la tête ? (si je me rappelle bien dans un de tes articles tu étais confronté à ce genre de problème sur la sécurité et tu avais détruit de toi même ton travail)
C'est vrai aussi qu'on est heureux de voir certaines oeuvres tenir un peu à l'usure du temps (je repense à ma ballade à Digne l'été dernier)
Digne : voilà un projet qui dénote d'une grande finesse d'esprit !
Mais au fait, comment il fait Andy en Ecosse , il ne travaille pas qu'avec du pissenlit là bas ?